Objectifs de notre site web

L’activité quotidienne des gouvernements ou des entreprises publiques dans le monde est rythmée par les statistiques. Du Produit Intérieur Brut à l’inflation, du taux de croissance de la population à la production agricole, du taux de chômage au niveau d’éducation des jeunes, les statistiques, chevilles ouvrières du développement, constituent un instrument utile sinon indispensable pour gouverner. Les statistiques mettent en lumière les bonnes évolutions ou les tendances préoccupantes au niveau national. Les statistiques démontrent ainsi la santé d’un pays : elles ont fait, font et feront encore partie intégrante d’une société dite démocratique, qui par essence se doit d’être transparente. L’importance des statistiques ne cesse de croître avec l’avènement de la société de l’information.

L’Institut National de la Statistique (INSTAT) a pour mission publique de produire des données statistiques et de les diffuser le plus largement possible. En un demi-siècle d’existence, fort de ses compétences et de ses moyens, l’INSTAT s’efforce toujours de valoriser sa mission et d’améliorer le mode de dissémination des résultats obtenus. Le présent Site révisé s’inscrit dans un souci de renforcement de la diffusion, aspect primordial de qualité et d’amélioration du système statistique malgache. A l’âge numérique, les statistiques occupent une place de plus en plus prépondérante dans les informations diffusées par les médias. La mise à disposition des informations statistiques sur Internet joue également un rôle décisif dans la prise de décision, le suivi/évaluation des politiques publiques, l’orientation du développement auprès du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, des organisations non gouvernementales, de la société civile et du grand public.

Ce site contient les principales informations produites et détenues par l’INSTAT. Généralement accessibles sous plusieurs formes au Centre de Documentation de l’INSTAT (livres, brochures et fichiers informatiques), les informations disponibles sur le Site (rapports, publications, données ou métadonnées, actualités) sont principalement les résultats d’enquêtes et d’études ou les analyses relatives à la situation économique et sociale de notre pays ainsi que les produits de collectes de données provenant de différentes entités partenaires. Parmi ces données, l’utilisateur a accès aux informations économiques (taux de croissance du PIB, taux d’inflation, évolution des entreprises, etc.), aux informations sociodémographiques (population, éducation, emploi, santé, etc.) classées selon la Charte Graphique de l’INSTAT et ses thématiques.

D’une part, le Site Internet vise à mieux faire connaître la statistique officielle et l’INSTAT et d’autre part à améliorer l’aspect qualitatif de l’information et de la communication ou diffusion des données statistiques. En espérant que le Site puisse répondre le maximum aux besoins d’informations des utilisateurs, vous pouvez à tout moment prendre contact avec l’INSTAT pour de plus amples informations (rubrique contact).

Notre histoire

L’Institut National de la Statistique,créé le 25 novembre 1947, a pour mission de produire les principales statistiques officielles de Madagascar. Depuis, si sa mission est restée inchangée dans ses grandes lignes, l’institut a changé de dénomination à plusieurs reprises :

Le Service Statistique Général (SSG)

(Arrêté du 25 novembre 1947)

Le Service Statistique Général fût rattaché à la Direction des Affaires Économiques. Sa mise en fonction a débutée le premier octobre 1947. Le Service Statistique Général était constitué d’un Atelier Général de Mécanographie.

L’Institut National de la Recherche Économique (INSRE)

(Décret n° 67-074 du 06 mars 1967 et Décret n°67-134 du 28 mars 1967)

L’Institut National de la Recherche Économique comprenait quatre unités, à savoir :

  1. La Division Générale.
  2. Le Service de la Collecte et de l’Information Statistique.
  3. Le Service de la Coordination et des Synthèses Économiques.
  4. Le Service de la Mécanographie.

L’article 42 du Décret rappelle le rôle de coordination de l’INSRE.

La Banque de Données de l’État (BDE)

(Décret n° 85-249 du 24 juillet 1985)

La Banque de Données de l’État était rattachée à la Présidence de la République Démocratique de Madagascar (RDM).

Au départ, la BDE comprenait trois directions :

  1. La Direction de la Circulation des Informations et de la Banque des Données.
  2. La Direction de l’Exploitation des Systèmes et Assistance à l’Informatisation.
  3. La Direction de la Valorisation de l’Information.

Ces directions ont été changées en :

  1. Direction Générale.
  2. Direction de la Circulation des Informations et de la Mise en Banque des Données.
  3. Direction de l’Exploitation des Systèmes et Assistance à l’Informatisation.
  4. Direction de la Valorisation de l’Information.
  5. Services Provinciaux et Délégations Régionales.

Selon le Décret n° 86-075, les missions de la BDE sont :

  1. La circulation de l’information.
  2. L’exploitation des ressources.
  3. L’assistance d’administration.
  4. Le développement des outils scientifiques pour la compréhension de la conjoncture et la détermination des scénarios prospectifs.
  5. La gérance du tableau de bord de l’économie national.

L’Institut National de la Statistique (INSTAT)

(Décret n°95-596 du 12 septembre 1995)

L’Institut National de la Statistique a pour mission de concevoir et de coordonner la mise en œuvre de la politique nationale en matière de statistique et de ses divers champs d’application dans les domaines économique, démographique et social ainsi que de l’appui scientifique et technique à la gestion de l’économie nationale. Ainsi, son organisation est fixée comme suit :

  • Direction Général (DG)
  • Direction des Statistiques des Ménages (DSM)
  • Direction des Synthèses Économiques (DSY)
  • Direction des Statistiques Économiques (DSE)
  • Direction de la Démographie et des Statistiques Sociales (DDSS)
  • Direction des Relations Institutionnelles et de la Diffusion (DRID)
  • Direction de l’Informatique (DI)
  • Direction Administrative et Financière (DAF)
  • Directions Régionales de la Statistique.

L’INSTAT a été institué sous le statut d’Entreprise Publique à caractère Industriel et Commercial (EPIC) le 21 avril 1998 (Décret n°98-290), mais étant donné son rôle primordial pour le développement de Madagascar, cet Office devra orienter ses travaux :

  1. en tant que service public : à l’élaboration des données officielles sur les statistiques minimum pour les analyses socio-économiques (les indices des prix, les comptes nationaux, le cadrage macro-économique, les indices de développement humain) et le profil social ;
  2. en tant que prestataire de service : à la réalisation d’enquêtes de suivi du niveau de vie et études socio-économiques et démographiques (les enquêtes, le traitement et l’analyse), à la gestion de base de données (saisie, contrôle etc.) ainsi qu’au développement informatique.

Nos missions

L’INSTAT a pour mission de concevoir et de coordonner la mise en œuvre de la politique nationale en matière de statistique et de ses champs d’application dans les domaines économiques, démographique et social ainsi que de l’appui scientifique et technique à la gestion de l’économie nationale. L’INSTAT est également le dépositaire et le gestionnaire des nomenclatures des statistiques officielles de Madagascar.

À ce titre, l’INSTAT est chargé d’établir les indicateurs nationaux suivants :

  • Le produit intérieur et le produit national, le taux de croissance économique, le taux d’inflation, le taux d’investissement dans le cadre des comptes de la Nation.
  • Les indices de prix à la production et à la consommation.
  • Les indices de Développement Humain.
  • La situation démographique nationale.
  • La gestion du répertoire national des entreprises exerçant des activités économiques et/ou sociales à but et/ou non lucratif.

Pour la réalisation des activités permettant l’établissement de ces indicateurs, une dotation spéciale à l’INSTAT sera inscrite au Budget de l’État. Par ailleurs, l’INSTAT peut être appelé à exécuter des activités statistiques financées par des organismes ou bailleurs de fonds sous forme de fonds de concours.

En vertu de la Loi sur l’obligation et le secret statistique, l’INSTAT a accès à toutes les informations nécessaires à la réalisation de sa mission. Par délégation du Comité de Coordination des Informations Statistique et Économique (CCISE), l’INSTAT peut exécuter des missions de contrôle et de validation de méthode, de procédé, de résultats de la production de données techniques et scientifiques à base de statistique.

Notre statut

Depuis le 21 avril 1998 et selon le Décret n° 2001-904, la Direction Générale de l’Institut National de la Statistique, INSTAT, est passée du statut d’Administration Centrale à celui d’Entreprise Publique à caractère Industriel et Commercial (EPIC), doté de la personnalité morale et jouissant de l’autonomie administrative et financière régie par la Loi N°98-031 du 20 janvier 1999. L’INSTAT est placé sous la tutelle technique et comptable du Ministère chargé de l’Économie et de la Planification et sous la tutelle budgétaire du Ministère chargé des Finances et du Budget.

Le Siège de l’INSTAT avec ses démembrements est fixé à Antananarivo.

Ce nouveau statut permet à l’INSTAT, outre ses activités traditionnelles bien connues du public – l’obligation de sortir les statistiques officielles usuelles –, de proposer ses services aussi bien aux différents organismes nationaux et internationaux qu’aux bailleurs de fonds, dans le cadre d’actions spécifiques telles que les études/analyses et enquêtes centrées sur un thème spécial. C’est ainsi que l’INSTAT se propose comme soumissionnaire dans différents marchés de réalisation d’études dans ses domaines de compétences.

Notre organigramme

L’INSTAT est organisé comme suit :

  • CA : Conseil d’Administration.
  • DG : Direction Générale.
  • DGA : Direction Générale Adjointe.
  • DAF : Direction Administrative et Financière.
  • DDSS : Direction de la Démographie et des Statistiques Sociales.
  • DI : Direction de l’Informatique.
  • DSE : Direction des Statistiques Economiques.
  • DSM : Direction des Statistiques des Ménages.
  • DSY : Direction des Synthèses Economiques.
  • DRID : Direction des Relations Institutionnelles et de la Diffusion.
  • AG : Agent Comptable.

+ 7 Directions Inter-Régionales et 15 Services Régionaux

Comité de Coordination des Informations Statistique et Économique – CCISE

Historique du CCISE

Le Comité de Coordination des Informations Statistique et Économique (CCISE) a été créé en 1969 par le Décret n° 69-095 du 04 mars 1969. En ce temps-là, il se dénommait « Comité de Coordination et de Développement pour l’Information Statistique et Économique ». Par ailleurs, ce Comité était placé sous la présidence du Ministre tutelle de l’Institut National de la Statistique et de la Recherche Economique (INSRE) devenu actuellement Institut National de la Statistique (INSTAT). Il est à souligner que l’attitude des initiateurs de ce comité traduit déjà deux choses :

  • Le besoin en matière d’Informations statistique et économique pour le développement socio-économique de Madagascar.
  • La nécessité d’une coordination des différentes organisations dans la réalisation des opérations de collecte de données ainsi que leur exécution.

Des modifications ont été apportées au texte initial par le Décret n° 74-178 du 07 juin 1974. Plus tard, le Décret n° 89-016 du 18 janvier 1989 qui régit actuellement le CCISE a abrogé celui de 1974.

Missions du CCISE

L’article premier de ce décret stipule que les missions du CCISE sont de :

  • Définir les besoins de la République Démocratique de Madagascar en matière d’Informations Statistique et économique et d’en établir les priorités.
  • Assurer la coordination des différents programmes d’enquêtes et études statistiques et d’en contrôler l’exécution et la réalisation.
  • Intervenir dans tout domaine pouvant concourir à l’amélioration méthodologique de la collecte et de l’exploitation des données.
  • Viser la publication ou la diffusion des données statistiques relatant ou pouvant relater la situation économique et sociale du pays que ce soit globale ou sectorielle.

Organigramme du CCISE

L’entité membre du CCISE peut être soit un Ministère, soit une Direction Générale au sein d’un Ministère (ex : Foibe Taon-tsaritanin’i Madagasikara, Office Nationale de la Population…).

Le CCISE, placé sous la présidence du Premier Ministre, est composé de deux Commissions à savoir :

  • La Commission des Données Statistiques (CDS).
  • La Commission de Cohérence Globale (CCG).

La Commission des Données Statistiques (CDS)

La CDS a pour mission, d’une part, d’examiner la façon permettant de vulgariser et d’harmoniser les méthodologies (méthodes, concepts, définitions, normes et nomenclatures) ainsi que les données disponibles, et d’autre part, de promouvoir et de faciliter leur diffusion au sein de l’appareil de collecte statistique de l’État.

La CDS comporte quatre sous-commissions techniques qui correspondent aux domaines auxquels se répartissent les données :

  • La sous-commission des statistiques agricoles
    qui englobe les domaines des productions agricole, animale et forestière.
  • La sous-commission des statistiques économiques diverses
    qui réunit les domaines de productions industrielles, des bâtiments, des travaux publics, du commerce, des transports et du tourisme, et d’autres services.
  • La sous-commission des statistiques financières
    qui comprend les opérations financières (monnaie, crédit, investissement, finances publiques).
  • La sous-commission des statistiques sociales
    qui comporte les données de la démographie, l’état civil, l’emploi, les conditions de vie des ménages, les revenus, l’éducation, la santé, la culture et l’environnement.

Constituant la base du C.D.S., chaque sous-commission assure le montage des informations, étudie la validité de celles-ci sur le plan méthodologique de la statistique et réunit dans les délais impartis les données statistiques nécessaires à l’analyse de la situation économique du pays.

Après la constatation des résultats et l’élaboration de projections et de prévisions, les travaux des sous-commissions sont rapportés en session du Comité de Coordination des Informations Statistique et Économique.

La Commission de Cohérence Globale (CCG)

La CCG a pour mission de synthétiser et d’analyser les données statistiques présentées par la Commission des Données Statistiques.

Elle comporte deux sous-commissions à savoir :

  • La sous-commission Conjoncture et Prévisions.
  • La sous-commission Comptes de la Nation.

La sous-commission Conjoncture et Prévisions est chargée de synthétiser et d’analyser la situation économique annuelle et pluriannuelle, et de procéder à l’étude de cohérence sur la base des travaux des sous-commissions susmentionnées.

Les résultats des travaux de chaque sous-commission doivent faire l’objet d’un rapport écrit devant la Commission Cohérence Globale des données économiques avant de parvenir au Comité de Coordination des Informations Statistique et Économique.

Redynamisation du CCISE

Le CCISE n’a pas pu fonctionner comme il le fallait faute de la mise en place de ses instances dirigeantes (le comité proprement dit). En conséquence, une tentative de re-dynamisation du Comité a été entreprise au cours de l’année 2000. Ainsi, deux réunions, informelle et formelle ont été organisées : la réunion du 23 mai 2000 et celle du 09 août 2000.

La réunion du 23 mai 2000 visait à cibler les responsables statistiques des différents ministères et institutions en vue de les intégrer ultérieurement au sein du CCISE et à les sensibiliser sur l’importance de ce comité. La prépondérance actuelle des données statistiques dans les domaines macro-économique (secteur réel, secteur monétaire, balance des paiements, opérations globales de trésor), sectorielle (différentes branches d’activité) et sociale (santé, éducation, démographie…) justifie cette initiative. Par ailleurs, ces données existent (partiellement ou non) au niveau des différents départements mais elles sont soit mal conçues, faute de méthodologie appropriée ; soit dispersées pour des raisons matérielles. D’où la nécessité de mettre en place une personne morale pour leur coordination. Etant donné que le CCISE a été déjà créé officiellement et que ses structures sont presque mises sur pied, il est le mieux placé pour cette mission.

Le rappel des différents textes législatifs (le Décret n° 89-016 du 18 janvier 1989, l’Arrêté n° 1344/89 et l’Arrêté n°1345/89) régissant le CCISE a permis aux participants d’avoir une idée sur les missions et rôles du CCISE ainsi que sur son organigramme. Le débat était également tourné vers les stratégies à adopter pour une meilleure façon d’obtenir des données statistiques ainsi que l’uniformisation de la méthodologie statistique au niveau des ministères.

La réunion du 09 août 2000 était la première réunion du CCISE. Elle a eu lieu à l’INTH Ampefiloha sous la direction de Monsieur le Directeur Général de l’INSTAT. Elle entre dans le cadre de la re-dynamisation du dit comité et s’est tenue, en vertu du Décret 89-016 du 18 janvier 1989, et après la désignation officielle des membres par leur Ministre respectif.

Un certain nombre de remarques et constats ont été émis à partir de cette réunion :

  • Malgré le retard de son application, le décret sur le CCISE a le mérite d’exister et a permis en particulier la tenue de la réunion du 09 août 2000.
  • Le problème de la réactualisation du texte se pose dans le contexte actuel : l’INSTAT, devenu un Établissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC), la libéralisation, le développement du secteur privé, la mondialisation, etc.
  • Les ressources nécessaires à l’exécution des tâches dévolues au CCISE tant humaines que financières et matérielles, ne sont pas bien explicitées, même si chaque département ministériel a son « service statistique » ou son équivalent.
  • Le secteur privé, qui représente une source d’information non négligeable, semble exclu de ce comité.

Après une présentation des propositions portant sur le fonctionnement, la structure et les thèmes des sous-commissions, une ébauche de répartition en sous-commissions a été établie. Cependant les membres se sont accordés à garder les sous-commissions telles qu’elles et ont pris les résolutions suivantes :

  • Une réactualisation du texte s’impose en tenant compte du contexte actuel et en vue d’associer le secteur privé et aussi pour bien expliciter les attributions du CCISE. Aussi, chaque ministère proposera des amendements qu’il jugera nécessaire, qui seront ensuite rassemblés par un groupe de travail initié par la Primature en tant que Président du CCISE.
  • Une enquête portant sur l’état des lieux des informations statistiques devra être effectuée (une publication sur le résultat de cette enquête est maintenant disponible à l’INSTAT).Les objectifs en sont les suivants :
    • Identification des entités membre du CCISE.
    • Identification des personnes clés, détenteurs des informations au niveau de chaque entité.
    • Inventaire des attributions des Directions.
    • Inventaire des informations sur les patrimoines détenus.

Par ailleurs, le décret relatif au CCISE. a été mis à la disposition des entités membres afin qu’elles puissent y apporter des suggestions en vue de son amélioration.

Conclusion sur le CCISE

Le CCISE a été créé étant donné les besoins en matière d’information statistique et économique pour le développement socio-économique de Madagascar. De surcroît, les différentes organisations dans la réalisation des opérations de collecte de données et leur exécution nécessitent une coordination pour éviter un certain nombre de problèmes dont :

  • Le manque de circulation des informations au niveau des entités, surtout au niveau des Ministères qui traduit le cloisonnement des entités détentrices ou productrices d’informations. Ce phénomène serait à l’origine des lacunes, des doublons ou de la collecte/production d’une même information (souvent contradictoire) par deux entités différentes.
  • L’absence du secteur privé, qui constitue une source importante de données, dans ce Comité.