Journée Africaine de la Statistique | JAS 2011

Le 18 novembre 2011, Madagascar, par l’intermédiaire de l’INSTAT, a célébré la Journée Africaine de la Statistique (JAS). Pour l’année 2011, le thème choisi a été : « Tenir les comptes pour améliorer la situation actuelle de l’Afrique et pour un avenir encore plus brillant ». Ce thème a été choisi par la Commission Economique pour l’Afrique dans le but de sensibiliser le public sur l’importance du Système de Comptabilité Nationale (SCN) 2008 en tant que principal pilier de la Stratégie d’Harmonisation des Statistiques en Afrique (SHaSA). Cela va promouvoir la production de données harmonisées et de qualité en Afrique afin de satisfaire les demandes statistiques pour la prise de décision. L’intégration continentale, les OMD et le réel développement du continent y dépendent. Il est temps pour une action accélérée en faveur de la statistique en Afrique et tenir les comptes contribuera, sans aucune doute, à l’amélioration de la situation actuelle en Afrique et pour un futur encore plus brillant.

La gestion des pays exige une large gamme d’informations statistiques pour s’assurer que les décisions sont prises sur la base d’analyses approfondies. Les gouvernements ont besoin de connaître le niveau de l’activité économique dans le pays afin de décider du niveau approprié de taxation de chaque secteur de l’économie. Ils ont besoin de connaître le montant des revenus à collecter chaque année afin de budgétiser les dépenses sociales et les infrastructures de développement. Ils ont besoin de connaître l’ampleur des importations pour déterminer le montant des devises à disponibiliser pour celles-ci. A cet effet, les pays tiennent les comptes nationaux tout comme les individus, les familles et les entreprises tiennent un inventaire des équipements et un bilan des profits et pertes. En l’absence de ces comptes, les familles ne seraient pas en mesure de budgétiser les dépenses et les revenus courant pour acquérir des équipements, des maisons ou d’autres biens et services. Le traitement des comptes nationaux exige des standards uniformes qui permettent des comparaisons dans le temps afin de déterminer si le pays est en train de faire des progrès et à quelle vitesse. Les données de comptes nationaux ont aussi besoin d’être comparables entre pays en vue de coordonner les politiques et de concevoir des cibles économiques communes. Par exemple, les communautés économiques régionales (CER) ont besoin d’une politique monétaire, de déficits budgétaires acceptables et de garder un taux d’inflation aussi bas que possible ainsi que d’autres indicateurs de développement dans le but de maintenir leur stabilité. Ce standard pour le traitement des comptes nationaux des nations est le SCN. C’est un outil indispensable pour la formulation des politiques macro-économiques. L’ensemble des données provenant de ce système comprennent le très bien connu et utilisé Produit Intérieur Brut (PIB) et les agrégats y relatifs. Les sources de données requises pour estimer les comptes nationaux sont utilisées pour le suivi des stratégies de réduction de la pauvreté et le suivi des progrès vers les objectifs de développement, y compris les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

Le SCN est «l’ensemble internationalement accepté de recommandations sur la manière de traiter les mesures de l’activité économique» décrivant «les concepts, les définitions, les classifications et les règles comptables internationalement acceptés». Le premier SCN était publié en 1953 et consistait en un ensemble de tables standards présentant des détails et des classifications alternatives de l’activité économique dans un pays. Le Système fut modifié en 1968 et en 1993 dans le but de l’harmoniser avec d’autres standards statistiques internationaux. Le SCN 2008 présente d’autres améliorations qui prennent en compte la mondialisation et les innovations dans les finances internationales. Il saisit le rôle croissant des technologies de l’information et de la communication dans les processus de production, le rôle grandissant des activités de biens et services, l’importance des plans de pensions, de la recherche et du développement, des dépenses militaires et de plusieurs autres améliorations. Vu l’importance du thème sur l’économie nationale, Madagascar a célébré la JAS dans trois Régions différentes à savoir Analamanga, Haute Matsiatra et DIANA. La célébration a été marquée par :

  • une sensibilisation du public avec des spots radiophoniques et télévisés, des insertions publicitaires dans les journaux, des banderoles et des affiches avant et pendant la semaine de la célébration ;
  •  une exposition de données statistiques qui a eu lieu à l’Hôtel de la Poste Antsiranana le 18 novembre 2011 et à laquelle 16 entités du secteur public et privé ont participé ;
  • un atelier relatif au lancement de la mise en oeuvre du Système de Comptabilité Nationale 2008 à l’Hôtel Carlton le 23 novembre 2011, qui a vu la participation d’une centaine de personnes et à l’issue duquel une recommandation concernant l’application du SCN 2008 à Madagascar a été adoptée ;
  • une porte ouverte sur les statistiques régionales qui a été organisée par les Services Techniques Décentralisés (STD) de la Région de la Haute-Matsiatra à laquelle 13 entités ont participé.

Le présent ouvrage contient les principales informations statistiques exposées lors de la célébration de la JAS à Antsiranana et à Fianarantsoa. Nous tenons à féliciter les participants pour leurs efforts à produire des données de qualité.

Source : INSTAT

Type de fichier : Pdf

Taille : 4,9 Mo

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