Inflation – Hausse relative mais maitrisée dans l’ensemble

Tous les mois, l’INSTAT collecte les prix des biens et services constituant le panier de consommation d’un ménage résident sur le territoire national de Madagascar. L’inflation résulte d’une hausse généralisée de l’indice composite calculé intégrant les prix de tous ces produits et sur tous les marchés, avec un système de pondération par produit et par localité.

La présente article fournit les résultats les plus récents avec les prix collectées pour le mois de janvier 2021 pour informer le public d’une vue moyenne et globale de la variation des prix de l’ensemble des produits et sur l’ensemble du pays.

Les résultats nous informent que les prix sont généralement maitrisés, quoi que des sentiments d’une inflation se font entendre au sein de l’opinion publique. En effet, les ressentiments d’inflation sont seulement observés sur quelques produits, comme le riz et les médicaments par exemple, et parfois dans seulement certains localités, mais pas de façon élargie et encore moins généralisée. De plus, cette inflation n’est à craindre dans la mesure où elle entre dans la ligne des fluctuations saisonnières des prix, à la suite de l’accentuation de la demande, autour de la période de fins d’années.

Mesures prises et circonstances pour contenir les prix :

Plusieurs mesures du Gouvernement sont à l’origines de cette stabilité relative des prix dont les plus importantes sont :

  • Le maintien des prix des carburants inchangés jusqu’actuellement. La dernière révision des prix des carburants remontent à juin 2029. Or que c’est le produit qui a le plus d’influence sur la structure générale des prix à travers notamment les coûts de transport des biens et services.
  • Importation de riz (Vary Tsinjo), actuellement écoulés sur le marché de façon subventionnée entre dans le cadre de la stabilisation des prix, même si c’est que pour un court terme, il stabilise les poids du prix du riz sur l’inflation en général. D’autant plus que cette mesure est accompagnée par une extension de la production rizicole dans le moyen et long terme.
  • La production ainsi que la demande sur les produits locaux ont été encouragés et nettement augmentées pour se substituer ou compléter à certains produits importés dans certains cas.

Les sentiments d’inflation sont généralement observés sur des produits qui ont un poids moindre dans le panier de consommation du ménages : médicaments, tabacs et produits alcoolisés par exemple.

A contrario, la hausse des prix du riz est une réalité qui explique en grande partie la hausse observée et ressentie de l’inflation à hauteur de 5,0% en janvier 2021, comparée aux prix de janvier 2020. C’est la composante la importante du panier et qui fait grincer des dents aux ménages.

Résumé des faits calculés pour janvier 2021 :

Indicateur Période de comparaison Valeur (%)
Taux d’inflation Annuelle – ANNEE 2020

(variation moyenne annuelle des prix)

Année 2019 – Année 2020 4,2 %
Taux d’inflation Général – JANVIER 2021

(glissement annuel de l’IPC au mois de janvier)

Janvier 2020 – Janvier 2021 5,0%
Taux d’inflation pour le RIZ – JANVIER 2021 5,7%
Variation mensuelle de l’IPC pour le RIZ Déc 2020 – Janvier 2021 2,6%

En analysant les variations mensuelles de l’IPC selon chaque produit du panier de consommation en ce janvier 2021, la hausse des prix a été essentiellement tirée par celle des prix des ces types de produits :

  • Le riz : une variation de 5,7% entre janvier 2021 et janvier 2020, et déjà les prix augmentent à un rythme mensuel de 2,6% – entre décembre 2020 et janvier 2021. Ce qui explique le ressenti d’inflation de l’opinion publique actuellement car ce produit à lui seul représente 60,5% de la variation des prix de l’ensemble du panier de consommation du ménage.
  • Les PPN en général : les prix ont varié de 5,0% en janvier 2021 comparé à janvier 2020, et déjà les hausses observées depuis ce début d’année montre un rythme de 1,8% pour un mois.

La Santé (médicaments, services…) ainsi que le Tabacs et Boissons alcoolisés ont certes affichés une hausse importantes (près de 9%) pendant cette période mais leur poids dans le panier de consommation reste moindre et ainsi aussi leur influence sur l’inflation en général.